L’ex-directrice du Conseil intermunicipal de transport du Haut-Saint-Laurent (CITHSL) Hélène Thibodeau a ajouté son grain de sel dans le débat entourant le nouveau contrat de transport collectif. Elle soutient que le contrat de transport avec la compagnie Autobus Dufresne en 2017 est de 2,3 M$ et non pas 2,8 M$ comme le mentionnait la Ville de Mercier dans un communiqué en septembre.
Mme Thibodeau dit vouloir «rectifier les faits avancés par la Ville de Mercier». Elle affirme que le coût du contrat de transport avec Autobus Dufresne en 2017 est de 1,9 M$ pour les heures régulières. Un montant de 334 562 $ s’additionne «pour les ajouts liés aux mesures de mitigation». Ce montant est payé en totalité par le ministère des Transports, précise celle qui a été directrice du CIT de juillet 2015 à juillet 2017. Le montant total pour l’année 2017 serait de 2,3 M$, avant taxes, selon les données de Mme Thibodeau.
La Ville de Mercier avait déploré par voie de communiqué que la compagnie Autobus Dufresne ait baissé son prix dans l’appel d’offres pour le contrat de 2018, affirmant que le contrat pour 2017 était de 2,8 M$. «Il est de nature publique qu’Autobus Dufresne a soumissionné 2 072 107 $ avant taxe pour les services de transport collectif en 2018, c’est-à-dire 246 969 $ de moins qu’en 2017 et non 760 000 $ de moins tel qu’avancé par Ville Mercier», souligne Mme Thibodeau. Cette dernière n’a pas voulu commenter l’écart entre la soumission de la compagnie et le contrat de 2017, «car l’appel d’offres comportait différents éléments quantitatifs et qualitatifs dont les différents fournisseurs devaient tenir compte».
Selon l’ex-directrice générale du CITHSL, le budget total pour l’année 2017 au CIT était de 2,9 M$.
Le CITHSL n’existe plus depuis le 1er juin, date à laquelle la nouvelle gouvernance de transport collectif pour la grande région métropolitaine est entrée en vigueur.
Le service de transport en commun de la Ville de Mercier, qui fait partie du territoire métropolitain, est désormais géré par le Réseau de transport métropolitain. Les villes de Sainte-Martine, Ormstown, Howick et Très-Saint-Sacrement, qui ne font pas partie du territoire métropolitain, se sont entendues avec l’Agence régionale de transport métropolitain pour la continuité des services jusqu’au 31 décembre 2018.

