Des résidents de la rue Trudeau, à Châteauguay, sont consternés par l’abattage de plusieurs arbres, qu’ils qualifient de «coupe à blanc sauvage».
Un total de 27 arbres matures ont été coupés le 2 août sur un terrain vacant pour la construction d’un bungalow.
Denis Giguère, qui a emménagé dans le secteur cette année, aimait l’environnement autour de sa maison, la diversité d’arbres et de fleurs dans un paysage champêtre. «C’était comme le Jardin botanique, précise-t-il. Maintenant tout le paysage a changé. On était comme dans une belle banlieue, là on se retrouve dans une nouvelle banlieue, sans arbres, c’est une vision d’horreur.» Ce sont principalement des cèdres formant une haie qui sont disparus.
«On a beau être triste, c’est comme un chien, les arbres ne reviendront pas», exprime un des résidents du quartier, ayant requis l’anonymat, qui en a lui-même planté certains de ceux-ci il y a 45 ans.
M. Giguère estime que certains arbres auraient pu être sauvés, notamment la haie, qui était méticuleusement entretenue par son voisin. Selon lui, elle ne nuisait pas à l’implantation de la nouvelle habitation.
Abattage autorisé
La Ville de Châteauguay confirme que la coupe s’est faite en bonne et due forme, et qu’un permis avait été délivré, qui incluait «un périmètre d’abattage d’arbres», comme l’indique Éric Laparé, agent d’information pour la municipalité. Il précise également «qu’une haie a été enlevée, et que cela ne nécessite pas de permis». Selon la définition de la Ville, une haie est «un alignement continu formé d’arbustes ou de plantes ayant pris racine et dont les branchages peuvent être taillés».
Puisqu’il s’agit d’un abattage d’arbres pour une nouvelle construction dont il a obtenu le permis, le nouveau propriétaire ne s’est pas engagé à en replanter, fait savoir la Division de l’urbanisme et des permis de la Ville.
