Le compte de taxes pour une maison moyenne évaluée à 495 043 $ à Châteauguay augmentera de 3,36 % en 2026. Le conseil municipal a adopté lundi soir un budget de 142,5 M$ pour l’année 2026.

Ainsi, pour une maison moyenne, le compte de taxes sera de 4 149 $ en 2026. Cela représente une augmentation de 135 $ par rapport à l’an dernier. La Ville a augmenté son taux de base de taxe foncière résidentielle de 0,5465 du 100 $ d’évaluation à 0,5507. La majeure partie de l’augmentation du compte de taxes se retrouve dans la portion de tarification à la porte. L’eau potable et l’assainissement des eaux usées représentent une augmentation de 45 $.

Le tarif payé à la Régie Beau-Château passe de 61 $ à 118 $ puisque la régie y inclut les coûts d’opération du complexe aquatique intérieur qui ouvrira ses portes dans les prochains mois. La hausse est particulièrement importante cette année en raison de la mise en service de la piscine, mais ce ne sera pas comme ça tous les ans, assure Cynthia Dionne, directrice des finances à la Ville. Il risque d’y avoir une augmentation aussi l’an prochain puisque le remboursement de l’infrastructure commencera pour la Ville.

La piscine, tout comme la future salle de spectacles de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré, sont deux infrastructures qui seront ajoutées à la dette en 2027. D’autres projets d’infrastructure importants sont aussi en cours dans la municipalité, comme le réalignement des boulevards Industriel et Saint-Francis, l’agrandissement de l’usine de production d’eau potable, la modernisation de la station de pompage Rodrigue-Caron. Tous ces projets auront pour effet de gonfler la dette puisque des emprunts sont nécessaires pour les réaliser.

Investissements et dette

La directrice des finances mentionne qu’un contrôle sérieux de la dette est assuré par l’équipe municipale. La Ville augmente de 2,8 M$ le montant consacré au remboursement de la dette et des intérêts. Un total de 15,8 M$ y sera dédié cette année. «On fait aussi des stratégies de financement pour réduire ce qu’on paie en intérêts, par exemple en payant des investissements comptants», illustre Mme Dionne.

«On fait des investissements parce qu’on n’a pas le choix de les faire, mais il y a d’énormes coupures de subventions de la part des gouvernements qui ont un impact», fait valoir le maire Éric Allard. Il cite en exemple le programme provincial PRIMEAU, pour les infrastructures d’eau, qui est vide, de même que la TECQ où le fédéral a réduit sa participation. Cela impose une pression supplémentaire sur les finances des villes.

Parmi les initiatives de diversification des revenus, la Ville souhaite poursuivre sa recherche de partenariat et commandites, comme ç’a été le cas avec l’entreprise CMP pour le parc du 350e et la passerelle multifonctionnelle. L’entreprise y a injecté près de 900 000 $ pour ces deux projets en échange de visibilité. Avec la passerelle, il s’agit d’un contrat de 10 ans. Une personne a d’ailleurs été embauchée spécifiquement pour la recherche de partenariats moyen et long termes. La piscine pourrait être un lieu commandité, indique le maire.