Alors que la majorité des députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) annoncent leur appui à un des deux candidats à la chefferie, ce ne sera pas le cas pour la députée de Châteauguay Marie-Belle Gendron. Comme elle fait partie de l’équipe des whips du gouvernement, elle doit garder un devoir de réserve, explique-t-elle en entrevue.

La députée occupe le poste de whip adjointe depuis septembre 2025. Le mandat des whips est d’être le gardien de la discipline de parti. Ils doivent par exemple s’assurer qu’un nombre suffisant de députés soit présent en Chambre lors d’un vote.

«On a un devoir de neutralité envers tout le monde», indique-t-elle. Elle considère que Christine Fréchette et Bernard Drainville ont de approches et des idées un peu différentes, mais parallèles. «J’ai bien hâte de voir qui les Québécois et Québécoises vont choisir», souligne-t-elle.

Mme Gendron a eu l’occasion de travailler avec les deux candidats à la chefferie dans le dernier mandat, notamment avec M. Drainville à l’époque où il était ministre de l’Éducation dans les dossiers de l’école de Léry et de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré. Mme Fréchette, quant à elle, est la députée voisine de la circonscription de Châteauguay, ce qui fait en sorte que les deux femmes sont souvent emmenées à travailler sur des dossiers communs.

Candidate à l’élection 2026

Bien que la Coalition avenir Québec soit au plus bas dans les sondages, Marie-Belle Gendron demeure motivée à continuer de représenter les citoyens de la circonscription et sera candidate de la CAQ à la prochaine élection provinciale. «J’aime encore tellement ce que je fais. Collaborer avec les organismes, les entreprises. C’est vraiment quelque chose ou je me sens bien et même après quatre ans, je sens que c’est un privilège de représenter les citoyens», mentionne la députée.

Elle considère que son parti et le premier ministre ont été à l’écoute des Québécois en annonçant son départ. «Souvent les gens me croisent et me disent : oh non ça ne va pas bien. Au contraire, je pense qu’on bouge. Les gens voulaient du changement. Voilà, on en a fait. Je vois vraiment ça d’un bon œil», exprime la députée.