Le député de Châteauguay Pierre Moreau a annoncé, le 7 juillet, un investissement de 11 M$ pour agrandir l’école primaire Gérin-Lajoie, à Châteauguay.
L’argent permettra l’ajout de quatre classes préscolaires (maternelle), de six classes primaires et l’aménagement d’un gymnase double. Le stationnement extérieur sera également réaménagé afin d’y renforcer la sécurité, notamment pour l’embarquement et le débarquement des autobus scolaires.
Cette annonce arrive peu après un cri du cœur de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries(CSDGS), qui estime qu’il manquera 49 locaux dans les écoles du secteur de Mercier et de Châteauguay d’ici les cinq à sept prochaines années. «Il y a vingt ans, on n’aurait jamais pensé avoir besoin de tout cet espace, a affirmé Marie-Louise Kerneïs, présidente de la CSDGS. Cette dernière indique que l’agrandissement de l’école devrait être terminé en septembre 2019.
L’école a été choisie parmi d’autres pour le vaste terrain sur lequel elle est située. «Ça permettra un agrandissement sans ajout d’étage, fait part Mme Kerneïs. Cette disposition est importante, ajoute-t-elle, puisque l’école compte plusieurs classes pour des élèves handicapés, dont plusieurs se déplacent en fauteuil roulant».
Ce montant accordé par le gouvernement provincial fait partie d’une enveloppe de 900 M$ destiné aux écoles dans l’exercice financier en cours. De ce montant, «400 M$ est destiné à l’ajout d’espace, 400 M$ au maintien et à la mise aux normes des infrastructures existantes, et 100 M$ au virage numérique», a spécifié le député Pierre Moreau. Celui-ci a d’ailleurs indiqué qu’il planifiait revenir dans la région à quelques reprises d’ici la fin du mois d’août pour annoncer des investissements destinés à d’autres écoles du secteur.
Besoins spécifiques
Une part du montant alloué à la Commission scolaire pour l’agrandissement de l’école Gérin-Lajoie, soit 1 M$, servira à personnaliser l’aménagement selon les besoins spécifiques de l’école. «Il s’agit d’une nouvelle mesure mise en place pour laisser aux commissions scolaires une marge de manœuvre» explique M. Moreau.
Du côté de la Commission scolaire, on ne sait pas encore comment sera utilisé ce montant. «On n’a pas encore exploré toutes les possibilités, indique Kathlyn Morel, directrice générale de la CSDGS, mais on pourrait, par exemple, aménager un club des petits déjeuners. Ce genre de projet permet de rattacher l’amélioration du bâtiment au service éducatif», illustre-t-elle.
Mme Kerneïs ajoute que la Commission scolaire évaluera «tous les moyens qu’il y aurait dans tout ce qui a été prouvé scientifiquement pour améliorer la réussite des élèves. On ne veut pas juste suivre la mode du moment, mais faire quelque chose qui restera pertinent à long terme», dit-elle.
