Eric Dilallo se félicite d’avoir muni sa voiture d’une caméra qui filme la route devant pendant ses déplacements.

L’appareil payé 16 $ a permis au résident de Beauharnois de récupérer quelque 850 $ de son assureur à la suite d’un accident de la route cet hiver.

En même temps, on peut attraper des affaires assez spéciales comme des oiseaux qui frôlent le pare-brise et des couchers de soleil – Eric Dilallo

«Je suivais un tracteur. Il s’est tassé sur l’accotement à droite. Je pensais que le conducteur voulait me laisser passer. Je l’ai dépassé mais il a tourné à gauche et il m’a ramassé», relate M. Dilallo.

Il a acheminé une réclamation à son courtier d’assurance. Sa version et celle de l’autre conducteur ne concordaient pas parfaitement. Lui disait que la route avait une ligne pointillée et l’autre que la ligne était continue. Dans un tel contexte, la responsabilité de l’accident est partagée entre les deux conducteurs. Comme M. Dilallo est assuré seulement «d’un côté», c’est-à-dire uniquement pour les dommages dont il n’est pas responsable, il aurait été dédommagé partiellement. Mais voilà, il avait une preuve plus solide que les souvenirs. «J’ai envoyé la vidéo aux assureurs. Ils l’ont étudiée à plusieurs et ils ont tranché que je n’étais pas responsable. J’ai obtenu 1700 $. Sinon j’aurais peut-être eu 50 %», se réjouit le citoyen. La ligne était bien discontinue, autorisant les dépassements.

Bonne foi

Eric Dilallo ne blâme pas l’autre conducteur. «Je ne pense pas que les gens impliqués dans un accident soient menteurs ou de mauvaise foi. Ils pensent qu’ils ont raison. Moi-même je n’étais pas sûr avant d’avoir vu la vidéo», explique-t-il.

Selon lui, les fabricants d’automobiles devraient tous munir leurs véhicules de caméras visant vers l’avant. «Ça éviterait beaucoup de problèmes pour les assurances», plaide-t-il.

Fonctionnement

La caméra est fixée à son pare-brise. Les images sont enregistrées sur une carte mémoire de 16 gigaoctets. «C’est suffisant. Je garde les images intéressantes et je les supprime quand rien n’arrive», conclut-il.