Le bilan annuel 2025 de la MRC de Beauharnois-Salaberry concernant la gestion des matières résiduelles laisse voir une diminution des quantités de déchets et des matières recyclables provenant du secteur résidentiel.

Le rapport, présenté lors de la séance du conseil des maires le 18 mars dernier, met en lumière les principales tendances observées sur le territoire en matière de gestion des matières résiduelles.

Ainsi, la quantité de déchets domestiques éliminés provenant du secteur résidentiel a connu une baisse de 310 tonnes à l’échelle régionale, atteignant 255 kg par habitant, comparativement à 268 kg/habitant en 2024, indique la MRC dans un communiqué.

Côté collecte sélective, la quantité de matières recyclables récupérées a également diminué, passant de 7633 tonnes en 2024 à 6606 tonnes en 2025, soit une baisse de plus de 1000 tonnes (environ 10 %). «Cette tendance, observée à l’échelle du Québec, s’explique notamment par le ralentissement économique, l’élargissement de la consigne et l’évolution des emballages vers des formats plus légers», indique-t-on.

Pour ce qui est des matières organiques, la quantité récupérée est demeurée relativement stable (7923 tonnes). «Bien que la plupart des citoyens utilisent le bac brun au quotidien depuis l’implantation de la collecte régionale en 2019, des efforts supplémentaires seront à déployer dans les prochains mois afin de détourner de l’enfouissement la quantité de matières organiques toujours déposée dans la poubelle, estimée à plus de 3000 tonnes selon une récente étude».

Les institutions, les commerces et les industries devront également contribuer à cet effort collectif. La MRC rappelle qu’un accompagnement leur est offert sans frais par son service de l’environnement et de la gestion des matières résiduelles, en appelant au 450 225-5055.

Enfin, la MRC mentionne que les trois écocentres de son territoire ont été visités à 64 289 reprises en 2025. Cela représente une progression à la hausse par rapport aux dernières années, mais une légère baisse par rapport à l’année 2024, laquelle avait été marquée par les inondations issues de l’ouragan Debby et une hausse de l’achalandage.