Le terrain des écluses de la société d’État Hydro-Québec à Beauharnois est reconnu depuis des dizaines d’années pour l’installation de véhicules motorisés et abris de fortune. La Ville de Beauharnois, locataire du site, a mis fin au terrain de camping improvisé en réduisant l’accès aux véhicules à l’aide de blocs.
«Depuis 3-4 ans, l’occupation du site s’est intensifiée. En période estivale, le nombre pouvait aller jusqu’à 20 motorisés, malgré qu’aucune installation sanitaire ne soit présente sur le site», souligne Stéphanie Gosselin, directrice des communications à Beauharnois. Certains d’entre eux y avaient élu domicile à l’année.
La situation suscitait le mécontentement de citoyens. Lors de la séance publique en juin dernier, des résidents ont mentionné que les campeurs contribuaient à la pollution du lac Saint-Louis.
Chaque année, Hydro-Québec informe les voyageurs par une communication écrite de l’interdiction d’occuper les lieux, communément appelés le lock. Au cours des derniers mois, Beauharnois a vu à la relocalisation des gens, avec l’aide de la société d’État, le Service de police de Châteauguay et des organismes communautaires. Le 1er avril, les véhicules motorisés sont disparus.
Pourquoi autant d’intervenants? Mme Gosselin explique que le mode de vie des campeurs est précaire. «On fait référence à des gens qui sont en situation d’itinérance ou bien pour qui le seul endroit où ils avaient des biens, c’était là. Certaines installations étaient non conformes, voire dangereuses», détaille-t-elle. Du nombre des installations non sécuritaires, la directrice des communications parle de chauffage artisanal.
Le terrain demeure accessible aux marcheurs, précise la Ville. Le parc à chien de Beauharnois est aménagé sur le site depuis l’automne.
À Beauharnois, aucune décision n’a été prise quant à l’aménagement de l’espace. Chez Hydro-Québec, Julie Robert, conseillère-relation avec le milieu, affirme avoir conclu une entente avec la Ville de Beauharnois en août 2025, car la société d’État «n’a pas l’intention d’occuper le site». «Le terrain nous appartient toujours étant donné sa proximité avec nos ouvrages», rappelle-t-elle.


