Cet épisode est présenté par Brossard Hyundai. Ceux qui savent, savent.

De son sous-sol à Saint-Zotique jusqu’aux files d’attente qui serpentent dans les stationnements du Québec entier : l’histoire de Marie-Ève Breton, fondatrice de Liquidation Marie, est l’une de ces trajectoires entrepreneuriales qu’on n’invente pas. Dans cet épisode de Ceci n’est pas une revue de presse, Audrey Leduc-Brodeur reçoit la femme d’affaires pour une conversation franche sur l’alimentation abordable, le gaspillage alimentaire et l’expansion fulgurante d’une bannière qui dérange autant qu’elle attire.

Tout commence en 2012. Marie-Ève Breton est en congé de maternité, les finances sont serrées et elle cherche à mettre de la nourriture sur la table. Elle commence par revendre les vêtements de bébé de son fils, puis repère dans les épiceries et pharmacies ces chariots remplis de produits à prix réduits. L’idée germe : acheter ces lots pour les revendre. Pas de diplôme en gestion, pas de formation en commerce — elle se lance «out of the box» avec une expérience en service à la clientèle à la SAQ et une capacité à négocier qui se révélera être son atout maître.

Aujourd’hui, Liquidation Marie compte une douzaine de succursales, plus de 600 employés, et l’ambition d’atteindre 50 points de vente d’ici cinq ans. Les prochaines ouvertures — Sorel, Vaudreuil, Victoriaville — s’ajoutent à une liste qui s’allonge à mesure que des villes contactent elles-mêmes l’entreprise pour l’inviter à s’installer.

Le modèle est simple, mais exigeant : acheter des produits proches de leur date de péremption ou déclassés (sous-poids, emballage non conforme), négocier les prix au plus bas et revendre sans retirer ni cacher les dates. «C’est la bourse à tous les jours», résume-t-elle. Chaque palette de framboises qui moisit avant d’être vendue, c’est une perte sèche. Le risque est réel, et c’est précisément ce que la fondatrice assume pour permettre à sa clientèle — madame et monsieur tout le monde — de couper leur facture d’épicerie de 40 à 50 %.


«Quelqu’un qui veut venir faire son épicerie chez nous, il s’en sort facilement avec quelque chose en bas de 50 %. Il faut juste revoir sa façon de faire son épicerie.» — Marie-Ève Breton


Au-delà des prix, Liquidation Marie se positionne comme un maillon anti-gaspillage dans la chaîne alimentaire québécoise. Les fournisseurs y trouvent un débouché pour des produits qu’ils ne peuvent plus commercialiser dans les circuits traditionnels. Les invendus des succursales sont redirigés vers des organismes locaux, des fermes, des résidences pour aînés. La fondatrice mentionne même une cliente dont les poulettes se régalent des fruits et légumes de la bannière. Un cycle où tout le monde gagne — y compris les banques alimentaires, que Liquidation Marie soulage en offrant une alternative aux familles de classe moyenne qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

L’épisode aborde aussi les défis de croissance : la cohabitation avec les voisinages (Longueuil reste le cas d’école des ouvertures «rock’n’roll»), l’agrandissement du local longueuillois à 10 000 pieds carrés, et un projet de livraison en réflexion.

Les rafales de la semaine couvrent la poursuite de 400 000 $ de la Ville de Boucherville contre Béton provincial pour des rejets dans le réseau d’égout pluvial, les inondations majeures dans la MRC de Roussillon (jusqu’à 100 mm de pluie en 4 heures à Saint-Constant), le départ du conseiller Jonathan Tabara de Longueuil vers la direction générale de Saint-Lambert, et la demande de Bois-Arnois pour une nouvelle sortie sur l’autoroute 30 à la hauteur de Léry.


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