Les attroupements de jeunes dérangent dans le secteur de l’Agora citoyenne. Comme mesure dissuasive, Châteauguay utilise la même méthode que Montréal dans ses stations de métro : la musique classique.
«Nous ne disons pas qu’il y a un problème de délinquance et de criminalité. Il ne faut pas s’alarmer, mais il faut être vigilant», a indiqué la mairesse Nathalie Simon le 17 décembre lors d’un point de presse annonçant la mise en place d’une «démarche collaborative» pour améliorer la «quiétude» du centre-ville.
Embauche d’un criminologue
Châteauguay a également octroyé un contrat d’environ 20 000$ au sociologue-criminologue Nourredine Razik. Plusieurs organismes et intervenants seront interpellés, dont les policiers, la Maison des jeunes, les commissions scolaires et Gestaforme, pour tracer un portrait du problème. «Je souhaite adopter une approche proactive et rencontrer tout le monde sur le terrain. Sans quoi les solutions que je proposerai seront trop loin de la réalité », a expliqué M. Razik, qui produira un rapport dans six mois avec ses recommandations.
La mairesse est toutefois demeurée vague quant au problème qu’elle souhaitait régler. Il a été question d’améliorer le sentiment de sécurité des gens qui fréquentent le secteur. Il y aurait aussi un problème de bris de mobilier urbain, et une interférence entre les usagers de l’Agora et des jeunes.
Des mesures déjà prises
Des mesures ont déjà été prises : outre la musique classique qui joue dans les hauts parleurs comme «mesure d’apaisement des mœurs», l’éclairage a été changé, les codes des signaux Wi-Fi des établissements du secteur sont renouvelés mensuellement. Les policiers patrouillent régulièrement. Et l’été dernier, un agent de sécurité a été embauché. «Mais on veut chercher une solution autre que l’embauche d’un agent de façon permanente», a tenu à préciser Diane Trahan, directrice Vie citoyenne à la Ville de Châteauguay.
Qui est Nourredine Razik
Résidant de longue date de Châteauguay, M. Razik est un criminologue de formation qui détient une formation en sciences humaines de l’Université de Montréal. Il œuvre depuis plus de 25 ans au sein du réseau des services sociaux, notamment en protection et réadaptation juvénile.
En 1995, il a été chargé par le maire Jean Bosco Bourcier de procéder à une enquête criminologique à la suite d’un incident à caractère racial survenu à proximité de la maison des jeunes.
M. Razik a aussi été candidat indépendant aux élections municipales de 2013 dans le district de Robutel (remporté par le conseiller Michel Pinard). Il a également été candidat officiel aux élections fédérales de 1988.
