L’été 2018 est particulièrement chaud, avec des épisodes caniculaires successifs. Une situation qui a n’a pas été sans impact sur l’organisation des activités dans les camps de jour de la région.
Rotation des groupes dans les locaux climatisés, nombreuses sorties dans les jeux d’eau et à la piscine, ajout de pauses obligatoires pour boire de l’eau sont quelques exemples de solutions déployées pour éviter que les jeunes ou même les animateurs prennent un coup de chaleur. «L’après-midi surtout, la chaleur devenait accablante. On a dû s’ajuster et faire beaucoup de changements aux horaires afin de permettre aux jeunes de faire des activités plus calmes. Parce qu’ils ne voulaient pas trop bouger», fait part Anick Lacelle, coordonnatrice du camp de jour Activ’Été, à Châteauguay, qui compte 900 enfants inscrits à sa liste. Exceptionnellement, un autobus a même été utilisé pour transporter les jeunes aux activités pendant la journée. Des trajets qui se font normalement à vélo.
«On félicite nos animateurs d’avoir réussi à travailler dans de telles conditions» – Anick Lacelle, coordonnatrice d’Activ’Été
Du côté du camp Tornade à Mercier, qui compte 250 enfants inscrits, une coordonnatrice supplémentaire a été embauchée afin de voir à la planification des horaires. Car certaines activités ont dû être remplacées par des sorties aux jeux d’eau. Cette situation a même engagé une réflexion à la municipalité, nous dit le directeur des loisirs, Éric Lelièvre. «Nous avons trois parcs dotés de jeux d’eau, et ils ont été utilisés un peu plus souvent que d’habitude. On se demande s’il ne faudrait pas en ajouter dans la ville, si les prochains étés sont aussi chauds», confie-t-il.
Éviter la déshydratation
L’une des grandes préoccupations de l’été a été celle de la santé des enfants, qui peuvent rapidement se déshydrater quand la chaleur est intense. Tant du côté des camps de jour de Mercier que de Châteauguay, les animateurs ont été invités à porter une attention particulière à ce problème, en imposant notamment des pauses obligatoires pour boire de l’eau. «Normalement, on suggère aux enfants de boire. Là, les animateurs devaient s’assurer qu’ils buvaient», précise Mme Lacelle.
Climatisation appréciée

Les locaux climatisés ont aussi été précieux. Certaines écoles utilisées par les camps de jour ne sont toutefois pas dotées d’un tel luxe. C’est le cas à l’école Bonnier à Mercier, où les responsables du camp Tornade ont dû louer quatre ventilateurs commerciaux pour rafraîchir les locaux. «On a déjà loué des ventilateurs à court terme dans le passé, mais c’est la première fois qu’on doit le faire pour l’été au complet», observe M. Lelièvre.
Les jeunes du camp Activ’Été ont pour leur part profité des nouvelles installations du Sportplex. «C’est assez grand pour plusieurs groupes et c’est climatisé», se réjouit Mme Lacelle, qui a elle aussi dû conjuguer avec plusieurs locaux non climatisés dans des écoles utilisées par l’organisation.
Les joueurs de soccer affectés
Les associations sportives, dont les activités se déroulent majoritairement à l’extérieur, ont aussi eu à revoir leurs horaires en fonction des chaudes températures. L’Association de soccer de Beauharnois, par exemple, a annulé les matchs prévus à l’horaire de deux journées pendant l’été. «La santé des gens est plus importante. Et quand il fait trop chaud, les jeunes sont très vites fatigués et ils ne veulent plus jouer», indique Luisa De Sousa, responsable de l’Association. Elle précise que les matchs «compétitifs» annulés seront repris à la fin de la saison.
Jours de 26 °C ou plus consécutifs:
- Été 2018 : 27 jours (19 juillet au 14 août)
- Été 1988 : 23 jours (22 juillet au 13 août)
- Été 1975 : 21 jours (21 juin au 11 juillet)
(Source : Météomédia)

