Au total, 632 personnes ont participé au mercredi communautaire tenu le 4 février à l’école de la Rive, à Châteauguay. L’événement réunit généralement environ 300 participants, souligne le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest qui chapeaute l’activité.

«À l’école de la Rive, les familles participent beaucoup. On est une communauté tissée serrée. Il y avait 35 membres du personnel qui étaient bénévoles, c’est énorme pour une école», relate Janie Boyer, directrice adjointe de l’établissement. Isabelle Grégoire, organisatrice communautaire au CISSS de la Montérégie-Ouest, vante l’engagement de l’équipe école derrière l’affluence.

4 rendez-vous annuels

Les Mercredis communautaires du Grand Châteauguay, c’est quatre rendez-vous par année dans autant d’écoles sur le territoire du CLSC de Châteauguay. «On essaie de se présenter dans deux écoles francophones, une à deux anglophones et une à l’extérieur de Châteauguay», précise Mme Grégoire.

Le concept est simple : les participants échangent avec les représentants de 30 organismes en plus de prendre part à un souper-spaghetti. Des organismes s’offrent volontairement, d’autres sont sollicités par le CISSS de la Montérégie-Ouest afin de répondre à une problématique propre à une école.

Chaque repas spaghetti, concocté par un traiteur, coûte 5 $ au comité organisateur des Mercredis communautaires. Le participant verse 2 $ et la différence provient du budget de fonctionnement de l’organisation ou de commanditaires, explique Isabelle Grégoire.

700 $ amassés

Le 4 février, l’école de la Rive a amassé tout près de 700 $, à la suite de la vente de biscuits. L’argent sera réservé à l’aménagement futur d’une cour pour les enfants de la maternelle.

Le rassemblement a permis, aux participants comme au personnel enseignant, de tisser des liens avec les organismes de la région. «On avait fait un chemin. Les gens n’avaient pas le choix de passer devant tous les kiosques. Il y a tellement d’organismes dans la région qu’on ne connaît pas», mentionne Mme Boyer en référence aux participants. Des membres du corps professoral ont parlé des possibilités de collaboration avec des organismes. Les élèves ont vu des hommes et des femmes familiers dans un tout autre contexte. «Notre policière communautaire Nadia Grondin était présente. Les élèves la connaissent parce qu’elle vient faire des ateliers», souligne la directrice adjointe. L’organisme Pouvoir d’AGIR, offrant également des ateliers auprès des élèves, était présent.

L’école a choisi Sous les palmiers de février comme thématique de l’événement afin «de redonner le sourire dans un temps plus difficile durant l’hiver». La chorale scolaire a animé les lieux. Le dernier arrêt des Mercredis communautaires du Grand Châteauguay à l’école de la Rive remonte à neuf ans.

L’origine des Mercredis communautaires du Grand Châteauguay découle de rassemblements informels à l’école St-Willibrord à Châteauguay. Depuis 2009, le CISSS de la Montérégie-Ouest maintient les rassemblements dans les écoles. Mme Grégoire parle d’établissements «ancrées dans [un] quartier». «C’est quelque chose de connu, qui constitue un rapprochement pour eux. […] Plusieurs y sont allés. C’est accessible au niveau du transport parce que c’est dans leur quartier», explique-t-elle.

La formule a été adoptée dans d’autres écoles, puis à l’extérieur du territoire du CLSC de Châteauguay. C’est le cas d’Au Cœur de la communauté, dans le secteur de Kateri, Les Rendez-vous de la communauté, dans le secteur de Napierville, et Les 5 à 7 communautaires, dans le secteur de Salaberry-de-Valleyfield.