Marie-Josée Bétournay

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Héritage Saint-Bernard à Châteauguay recevra 115 000 $ du gouvernement du Québec et de la députée de Châteauguay, Marie-Belle Gendron.

Québec verse 100 000 $ à l’organisme afin de poursuivre la gestion et la mise en valeur du refuge faunique Marguerite-D’Youville aménagé sur l’Île Saint-Bernard. Une première tranche de 50 000 $ sera remise au cours du prochain exercice financier et une deuxième l’année suivante.  

«Cette première entente, répartie sur deux ans, nous donne espoir et nous encourage à redoubler d’efforts afin d’obtenir, à plus long terme, un financement gouvernemental récurrent», mentionne Marie-Hélène Dorais, directrice générale d’Héritage Saint-Bernard.

L’octroi de 15 000 $ de Mme Gendron sera quant à lui dédié aux activités du refuge faunique, dont la surveillance du territoire et l’entretien des infrastructures. «Héritage Saint-Bernard est un organisme extraordinaire de ma circonscription, qui a la mission essentielle de conserver et de protéger le refuge faunique Marguerite-D’Youville, tout en protégeant avec ardeur le corridor-vert Châteauguay-Léry», mentionne la députée de Châteauguay.

Le refuge faunique Marguerite-D’Youville est reconnu pour sa biodiversité et ses écosystèmes variés. De 60 000 à 70 000 visiteurs s’y rendent chaque année pour se balader dans les huit kilomètres de sentiers, précise Héritage Saint-Bernard. Propriété du gouvernement du Québec, le refuge faunique est géré par Héritage Saint-Bernard depuis plus de 35 ans.

À elle seule, la gestion du refuge engendre des coûts de 400 000 $ à 500 000 $ par année. Les revenus issus des droits d’accès, du financement privé et de subventions s’avèrent insuffisants. «Cette situation oblige Héritage Saint-Bernard à financer annuellement une part importante des coûts de gestion du refuge et maintient une précarité qui affecte autant les opérations que les emplois dédiés à la conservation et à la mise en valeur du territoire», informe l’organisme.

Héritage Saint-Bernard compte parmi les organismes ayant participé au mouvement Le communautaire à boutte en mars. Du 23 mars au 2 avril, les organismes de la région ont interpellé Québec, via plusieurs activités de mobilisation, afin d’obtenir un meilleur financement.