Saviez-vous que le chat est un animal territorial?

Le chien, lui, est davantage un animal social. Prêt à suivre son maitre n’importe où. Contrairement au chat qui préfère avant tout demeurer dans son environnement. C’est ce qui explique qu’on ne trouve pas de pensions pour chats.

Il vaut généralement mieux que Minou demeure à la maison et que vous demandiez à quelqu’un de passer le voir de temps à autre si votre absence se prolonge.

Mais reste que la vie nous oblige parfois à faire autrement. Comme j’ai passée deux semaines dans un chalet, j’ai décidé d’amener mes deux chats avec moi. J’ai fait le maximum pour faciliter leur déménagement, apportant dans mes bagages leurs griffoirs, objets personnels, etc. Comme prévu, ils ont mis quelques jours à s’adapter. 

Lors du retour à la maison, j’ai eu droit à une symphonie de miaulements – pas toujours très convaincants! – aussitôt que j’ai pris l’autoroute. La route allait être longue…

Ma femelle – si résiliente et obéissante normalement – s’est mise soudainement à se débattre dans son sac de transport. Huit livres de volonté comme je le dis souvent en parlant d’elle. Comme je ne pouvais pas me retourner pour voir ce qui se passait, ma tête s’est mise à tourner. J’ai imaginé des scénarios catastrophe comme toujours; qu’elle allait se blesser ou, pire, s’étrangler avec son collier. Parce que ç’a failli lui arriver deux fois, à mon plus grand mystère. J’ai songé que je pourrais tomber en panne ou avoir une collision avec un autre véhicule. Etc. En entrevoyant ensuite la façon dont j’allais réagir.

C’est le lot de ma vie d’élaborer souvent des catastrophes imaginaires. En voiture souvent. Qui ne se réalisent jamais heureusement. Ouf! J’aurais pu glisser ici dans le fossé tant la route boueuse est glissante…

Par chance, je ne deviens pas angoissée au point de paniquer, de perdre la raison ou de devoir poser des actions pour me rassurer, mais de telles idées peu joyeuses me traversent trop souvent l’esprit.

Mes rêves sont tout aussi angoissés! Ils n’ont souvent ni queue ni tête mais avec le seul élément commun d’être bourrés d’anxiété. Normal, dira-t-on.

Je vous rassure; je suis rentrée saine et sauve avec mes deux chats.  J’ai appris à vivre avec mes scénarios catastrophe. Il n’y a rien d’autre à faire. Parfois même j’en ris!

 

«La catastrophe qui finit par arriver n’est jamais celle à laquelle on s’est préparé.»

-Mark Twain