À l’approche de la période des récoltes, le Quartier des Femmes à Châteauguay revient avec son activité de glanage pour réduire le gaspillage alimentaire. Les Glaneuses du Quartier invitent les propriétaires à penser à elles lorsque sera venu le temps de cueillir les légumes en trop dans leur potager.

Outre la réduction du gaspillage alimentaire, en cueillant les légumes sur le terrain de citoyens, les glaneuses épargnent des dollars en nourriture et apprennent à transformer les denrées en petites douceurs. Les femmes ne sont pas rémunérées.

La démarche s’applique également à la cueillette de fruits. On parle ici de grappillage. Ce geste permet de récolter les excédents de pommes et poires, par exemple.

Au-delà de la récupération des légumes et fruits, le glanage et le grappillage encouragent «une culture de solidarité, de valorisation et de partage au sein de la communauté», soutient l’organisme.

(Photo : gracieuseté – Le Quartier des Femmes)

En 2025, les Glaneuses du Quartier ont réuni 13 femmes. Ensemble, elles ont réalisé 101 heures de bénévolat à cueillir et transformer des légumes et fruits. Plusieurs partenaires ont contribué au projet. «Nous avons eu environ une dizaine de citoyens, organismes et agriculteurs, dont un important à Saint-Isidore qui continue de faire des dons pour notre frigo-partage de façon récurrente», souligne Gabrielle Juneau, directrice générale du Quartier des Femmes.

Le frigo-partage, c’est un réfrigérateur dans lequel les citoyens sont libres de s’y approvisionner ou y déposer des denrées périssables. Les récoltes des glaneuses en 2025 ont été suffisantes pour concocter plusieurs petits délices et s’assurer d’un frigo-partage bien garni jusqu’à la période des Fêtes, souligne Mme Juneau.  

Les personnes intéressées à vivre cette expérience en permettant la cueillette de légumes et fruits sur leurs terrains peuvent communiquer avec Chancelle et Katherine du Quartier des Femmes en composant le 450 692-9805, poste 14. «Habituellement, les cueillettes débutent en août et continuent parfois jusqu’en octobre», indique la directrice générale de l’organisme.