La députée dans Châteauguay—Les Jardins-de-Napierville est la première femme intronisée au Panthéon de l’Ordre de la rose blanche nouvellement créé par la Polytechnique Montréal. Le Panthéon honorera chaque année une femme pour son engagement «dans la cause de la place des femmes en génie au pays», peut-on lire sur le site de l’université.
Nathalie Provost reçoit cet honneur avec «une énorme fierté». Survivante de la tuerie à l’école Polytechnique le 6 décembre 1989, elle ouvre la voie aux femmes dans les disciplines en génie, indique l’université. Quelques jours après la tragédie, alitée dans une chambre d’hôpital, Mme Provost se rappelle avoir encouragé les jeunes étudiantes à retourner à l’université. S’en est suivi son cheminement professionnel. «J’ai fini mon bac. J’ai fait ma maîtrise. J’ai travaillé comme ingénieure. Je suis toujours ingénieure», énumère-t-elle. Son engagement personnel et social, notamment sa lutte pour le contrôle des armes à feu, s’ajoute à ses engagements.
La députée de Châteauguay—Les Jardins-de-Napierville sait qu’elle représente une source d’inspiration pour les futures ingénieures. Son message axé sur la continuation, «la capacité de se relever» et bâtir une communauté trouve écho dans la communauté, mais aussi à l’école Polytechnique.
Si les premières années son message se traduisait par des mots, aujourd’hui il prend forme dans son comportement. «Après 36 ans, c’est d’être encore debout, être publique, être capable de porter la mémoire de cet événement», dit-elle.
Nathalie Provost se dit émue du parcours de l’école Polytechnique qui a fait du triste événement «un geste porteur de rêve et d’espoir», en référence à la création de l’Ordre de la rose blanche, qui honore des Canadiennes étudiant en génie.


