En tenant compte des circonstances dans lesquelles il a été déployé, le programme de subvention salariale d’urgence du Canada semble avoir été bénéfique, mais le gouvernement doit maintenant gérer le risque de son retrait selon la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques (CFFP) de l’Université de Sherbrooke.

Pas facile de déterminer comment sevrer des entreprises à qui l’on a payé 75 % de la masse salariale pendant des mois, concèdent Michaël Robert-Angers et Luc Godbout, les cosignataires d’une «Analyse de la subvention salariale d’urgence du Canada comme mesure de maintien en emploi pendant la pandémie», publiée mardi.

Dans le tourbillon provoqué par la multiplication des cas de COVID-19 au printemps dernier, puis des mesures de confinement qui ont paralysé ce qu’il restait d’activités économiques, le Canada a adopté une série de mesures d’aide pour les travailleurs et pour les employeurs.