Le conseil municipal de Mercier a convenu à l’unanimité, à la séance publique du 20 janvier, d’améliorer la performance énergétique des bâtiments publics.
La Ville travaille en collaboration avec la Fédération québécoise des municipalités (FQM) via le programme ÉcoÉnergie 360 lancé en septembre 2024. Mercier cherche ainsi à diminuer son empreinte environnementale tout en bénéficiant d’un gain financier, explique le directeur général de la Ville René Chalifoux.
Empreinte environnementale
La démarche auprès de la FQM en est à ses débuts. Dans un premier temps, l’équipe de la collecte de données traitera les informations reliées aux actifs municipaux de Mercier, dont les factures énergétiques, affirme Julie Martel, coordonnatrice au service de performance énergétique et décarbonation au sein de la Fédération. «On va regarder chaque actif, soit sa superficie, son usage, sa consommation. Avec des outils, on va faire des comparaisons, on va faire une évaluation des potentiels d’économie énergétique qui pourraient être faits à la suite de rénovations», explique-t-elle.
L’évaluation s’étend habituellement sur une période de 12 semaines. Par la suite, la FQM rencontrera la Ville de Mercier pour lui partager les résultats et lui suggérer des actions pour améliorer la performance énergétique de chaque établissement.
Gain financier
L’évaluation de la performance énergétique des bâtiments étant financée par des subventions de Ressources naturelles Canada et du gouvernement du Québec, sa réalisation se fait sans frais pour les municipalités. Quant au coût des travaux, ils seront remboursés «à même les économies générées sur les coûts énergétiques» sans nécessiter d’investissements de la part des municipalités, fait savoir le gouvernement du Québec dans un communiqué de presse.
Mme Martel indique que l’absence de potentiel d’un bâtiment public pour améliorer sa performance énergétique se fait plutôt rare. L’enjeu : le coût des travaux qui dépasse les économies d’une Ville. «L’objectif du programme, c’est que la Municipalité fasse de la rénovation écoénergétique sans qu’elle ait à s’endetter», conclut Julie Martel.
La Ville de Varennes a abandonné un projet d’efficacité et de décarbonation des bâtiments municipaux parce que la réduction des gaz à effet de serre ne justifiait pas le coût de l’investissement.


