La Fraternité des policiers et policières de Mercier dénonce le manque d’équipement sur les cinq plus récentes autopatrouilles, dont trois ont fait leur entrée au service de police en décembre 2024. La Ville informe que les derniers ajustements devraient être apportés au début du mois prochain.

Sur trois des cinq autopatrouilles, la Fraternité décèle des lacunes avec l’éclairage, les gyrophares, les sirènes et l’ergonomie dans l’habitacle. «Un [quatrième] véhicule n’a pas d’ordinateur, pas de radio. L’ergonomie est déficiente, puis il y a des problématiques au niveau des gyrophares et des sirènes», explique le secrétaire de la Fraternité Jonathan Jean.

La Fraternité a déposé une plainte à la Commission des normes de l’équité de la santé et sécurité du travail (CNESST). En position assise dans le véhicule «entre 6 et 10 heures», certains policiers sont aux prises avec des maux de dos en raison de la mauvaise ergonomie, souligne M. Jean.

La dernière autopatrouille figurant dans la nouvelle flotte est de retour au poste de police depuis octobre après un séjour d’une année chez le fournisseur pour corriger certains éléments, indique le secrétaire de la Fraternité. «Il était censé nous être livré avec des correctifs. Les gyrophares et l’éclairage semblent corrects. Mais au niveau de l’ergonomie, il y a encore des problématiques. Il est au poste [de police]. Il est lettré, mais il n’a pas d’ordinateur, ni d’imprimante, ni de radio de télécommunication», élabore M. Jean.

Trois véhicules de la flotte acquise en 2017 demeurent à la disposition des policiers. Jonathan Jean qualifie deux d’entre eux comme «les plus fonctionnels et les plus fiables». «Ils ont de petits bobos, mais on a un mécanicien en or aux travaux publics qui réussit à les garder avec de la broche et du fil», dit-il.

Le dernier véhicule fait défaut. M. Jean parle de l’absence d’un ordinateur, d’une imprimante et d’une radio de télécommunication ainsi que de l’intermittence des sirènes.

Ajustements

De nouveaux véhicules demandent «des ajustements», admet le directeur général de la Ville de Mercier René Chalifoux. C’est le cas de l’emplacement de l’accoudoir et du bouton permettant d’activer les gyrophares. «Si ce n’est pas déjà fait, ça va l’être. Il n’y a pas de désaccord», mentionne-t-il relativement aux gyrophares. Des porte-gobelets devraient s’ajouter à l’intérieur des véhicules. «Chez le fournisseur, on nous dit que d’ici le 5 décembre tous les véhicules devraient être adaptés», précise M. Chalifoux. La Ville dit se heurter à plusieurs délais de livraison de la part du fournisseur.

Le Soleil a informé le directeur général de l’absence d’un ordinateur et d’une radio de télécommunication dans l’un des véhicules. «On ne m’en a pas parlé. Je vais valider cette information», dit-il. 

René Chalifoux confirme la présence de la CNESST dans ce dossier. La Ville a échangé avec la Commission. «À mon avis, il n’y a pas d’avis de corrections qui a été déposé», affirme-t-il.