Dans le cadre du mouvement Le communautaire à boutte, près d’une centaine d’employés et militants des organismes du Roussillon ont marché jusqu’au bureau de la députée provinciale Marie-Belle Gendron à Châteauguay, le 1er avril, pour faire état du sous-financement dans leur secteur. Si rien n’est fait, le milieu prépare une 3e phase, dit la représentante régionale en Montérégie du communautaire à boutte, Émily Côté.
Mme Côté et le représentant local Jardins-Roussillon du Communautaire à boutte, Raphaël Guimond, ont discuté avec l’attaché politique de la députée, Philippe Renaud. À l’issue de la rencontre d’une trentaine de minutes, M. Guimond a parlé d’une ouverture. «En termes d’engagement, on nous a mentionné que Marie-Belle allait rapporter cela auprès du caucus de la CAQ», a-t-il expliqué. «Ils ont pris en note que pour la Montérégie, on avait besoin de 116 M$. À voir si ça va descendre dans nos poches», a renchéri Émily Côté. Les organismes ont déposé leurs messages de fermeture de leur établissement dans une boîte décorée de poisson, en ce 1er avril, devant le bureau de Marie-Belle Gendron.
M. Guimond et Mme Côté disent avoir été entendus du milieu lors des activités de mobilisation du mouvement Le communautaire à boutte, du 23 mars au 2 avril. Ils parlent d’un engagement des gens. «Ça fait longtemps qu’on n’avait pas pris la rue. On a dû réapprendre à le faire dans une notion de plaisir. On a encore beaucoup d’espoir. On n’est pas fatigués», a affirmé Mme Côté.
Si le financement ne parvient pas aux organismes, le milieu communautaire prépare une 3e phase pour parvenir à ses fins. Pour l’instant, impossible d’en savoir davantage. La 1re phase est née à Shawinigan pour dénoncer une augmentation «dérisoire» du financement d’organismes, peut-on lire sur le site du Communautaire à boutte. La seconde consiste aux activités de mobilisation du mouvement, du 23 mars au 2 avril.
Le 1er avril, la marche a pris fin devant le bureau de la députée de Châteauguay parce que le rassemblement prévu dans un lieu public le 30 mars, en présence des organismes et députés du Roussillon, a été annulée. «Semble-t-il que ça représentait un danger. L’Assemblée nationale aurait conseillé à Mme Binette [représentante du député Christian Dubé] de ne pas nous rencontrer», explique Mme Côté.
Le lendemain de l’annulation du rassemblement devant le bureau de M. Dubé, la députée de Châteauguay a souhaité la bienvenue dans ses quartiers aux organismes communautaires, sur Facebook. «Il est primordial pour moi de savoir ce qui se passe sur le terrain. C’est en allant à la rencontre des citoyennes, des citoyens et des organismes que je peux bien représenter mon monde à l’Assemblée nationale. À aucun moment je ne laisserai tomber les organismes de chez nous», laisse-t-elle entendre.





