La Ville de Châteauguay demande à Ottawa l’autorisation de surélever une section de la structure du pont des Adirondacks afin de permettre un déglaçage complet de la rivière Châteauguay, de la part de la Garde côtière canadienne. Le point, soulevé depuis longtemps, a refait surface lors de la séance publique de mars.
En raison de la hauteur du pont, l’aéroglisseur brisant les glaces au printemps ne peut circuler en amont de la structure. Châteauguay qualifie la présence de la Garde côtière d’«élément important pour la sécurité publique, les opérations de sauvetage et l’assistance aux usagers de la voie navigable».
Si l’élévation est impossible, Châteauguay demande à Ottawa l’autorisation d’en retirer une partie. Pour les élus, le pont des Adirondacks constitue un trait identitaire pour la population et la MRC de Roussillon.
Le bureau de la députée Nathalie Provost a été informé de la demande des élus de Châteauguay. À la suite d’une rencontre avec le maire de Châteauguay Éric Allard, Mme Provost entend évaluer la situation et les stratégies possibles, avec le propriétaire Canadien Pacifique (CP). «Ce n’est pas un dossier simple, sinon ça serait réglé», dit-elle.
Si le CP répond par la négative, la députée prendra place à une table avec les divers intervenants afin de «discuter de la meilleure option pour les citoyens».
Outre le passage de l’aéroglisseur, une excavatrice amphibie descend dans la rivière Châteauguay pour briser la glace entre le pont des Adirondacks et le parc Marcel-Seers. Le montant de la facture pour la location de l’appareil amphibex avec opérateur s’élève à un peu plus de 417 600 $ pour trois ans, incluant 2 années d’option.


