Le gouvernement du Québec a fait passer cette semaine le projet de reconstruction de l’échangeur Saint-Pierre de la phase «à l’étude» à l’étape de planification. La reconstruction du pont Mercier est également à l’étape de planification. Ce n’est toutefois pas demain la veille que les chantiers de ces deux importantes infrastructures commenceront.

Dans les deux cas, les projets ne sont pas suffisamment avancés pour connaitre les échéanciers, indique Sarah Bensadoun, porte-parole du ministère des Transports et de la Mobilité durable. Il est donc trop tôt pour savoir si les deux chantiers seront réalisés en parallèle.

L’échangeur Saint-Pierre se situe au croisement de l’autoroute 20 et de la route 138 à Montréal, non loin du pont Mercier.

«C’est certain qu’on ne voudra pas paralyser tout un secteur de la Ville. Il y aura une coordination des équipes», précise-t-elle.

À titre d’exemple, les chantiers de reconstruction de l’échangeur Turcot et du pont Champlain ont eu lieu dans la même période : l’échangeur a été reconstruit de 2015 à 2020 et le pont de 2015 à 2019.

Aménagements pour le transport collectif

Le ministère des Transports et de la Mobilité durable a annoncé que la reconstruction de l’échangeur Saint-Pierre se fera en structures aériennes. Il prévoit «des aménagements spécifiques pour les transports collectif et actif».

Depuis la reconstruction de l’échangeur Turcot, une voie réservée est accessible sur l’autoroute 20 à Montréal. Or, les autobus d’exo qui font la liaison entre le centre-ville de Montréal et Châteauguay ne peuvent l’utiliser pour accéder au pont Mercier en raison de la configuration actuelle des voies, une situation qu’a déploré dans le passé le maire de Châteauguay Éric Allard.

«Notre objectif c’est de prolonger l’accès à la voie réservée aux autobus et au covoiturage», indique Mme Bensadoun.

Elle précise qu’exo et l’Autorité régionale de transport métropolitain font partie des partenaires consultés dans ce projet de reconstruction. D’ailleurs le projet sera réalisé en «mode collaboratif» ce qui veut dire que le concepteur et le constructeur seront impliqués dès les premières phases.

« Les partenaires et le Ministère feront équipe afin de trouver les meilleures solutions pour répondre aux différents besoins, tout en limitant les risques et les répercussions sur les citoyens», indique le Ministère.

Pour l’échangeur Saint-Pierre, les deux prochaines années serviront principalement à déterminer le concept de référence et les exigences techniques en vue de démarrer le processus de sélection du concepteur et du constructeur. L’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement seront également amorcés.

Pont Mercier

Quant au pont Mercier, bien qu’il soit en phase de planification depuis plus longtemps, peu d’informations sont divulguées jusqu’à maintenant sur ce projet.

Le Ministère indique que plusieurs études et inventaires doivent être faits «pour bien comprendre le milieu dans lequel s’insérera la nouvelle structure».

Rappelons que le pont Mercier appartient en partie au gouvernement fédéral et au provincial. Les bretelles d’accès au pont à Kahnawake, de même que la première portion du pont, sont de compétence fédérale, tandis que l’autre section est de compétence provinciale. À terme, la nouvelle structure provinciale se connectera à la portion actuelle fédérale. L’ancienne structure sera ensuite démantelée.

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Pont Mercier : une structure complexe

La structure en direction de la Rive-Sud du pont Mercier date de 1934, celle en direction de Montréal date de 1963.

L’échangeur Saint-Pierre, lui, a été mis en service en 1966.

Les deux infrastructures subissent des travaux de maintien périodiques, comme c’est le cas actuellement sur le pont Mercier.