La Ville de Beauharnois étudie le potentiel de développer l’agriculture urbaine. Pour ce faire, elle invite les résidents à compléter un sondage en ligne dans lequel ils partageront leurs perceptions, intérêts et habitudes sur le sujet.
La démarche est réalisée en collaboration avec un étudiant du Centre universitaire de formation en environnement et développement durable de l’Université de Sherbrooke, dans le cadre d’un projet de maîtrise. Si les données sont concluantes, elles pourraient conduire à l’élaboration d’une politique en agriculture urbaine.
La Ville décrit l’agriculture urbaine par la culture de plantes comestibles et l’élevage de certains animaux. La démarche de l’étudiant Édouard Nadon-Beaumier servira à dresser un portrait de la situation, identifier les pratiques citoyennes, découvrir les développements possibles et faire bon usage des espaces urbains à Beauharnois.
Au cours de sa démarche, l’étudiant a constaté l’intérêt des Beauharlinois pour l’agriculture urbaine. «Je suis surpris parce qu’il n’y a pas beaucoup de documentation de la Ville sur ce qu’il se passe», souligne-t-il. Le résident de Sherbrooke a bâti un sondage. Comme il devait remettre son projet à l’Université et à la Ville le 11 mai, le questionnaire a été diffusé à petite échelle. Une cinquantaine de personnes l’ont complété. «Dans mon sondage, 84 % des répondants pratiquent l’agriculture en jardin dans la cour arrière ou sur un balcon», constate M. Nadon-Beaumier. Outre les potagers, la pratique de l’agriculture urbaine se traduit par l’élevage de poules et des activités individuelles de citoyens, retient l’étudiant de 28 ans.

Dans son projet, l’étudiant a émis des recommandations, forces, opportunités et menaces en vue de l’implantation d’une politique d’agriculture urbaine. L’ensemble des équipes de l’administration municipale représente des leviers pour créer la politique, dit M. Nadon-Beaumier. L’ouvrage pourrait devenir une occasion de développer des partenariats riches en partage de ressources et d’expertise, avec les intervenants du milieu. «Il faut s’assurer que les différents départements, le conseil de ville et les directions aient tous la même vision de l’agriculture urbaine», mentionne l’étudiant.
L’étudiant considère l’agriculture urbaine comme un moyen de «rapporter l’environnement dans les villes qui ont souvent oublié l’importance de la production alimentaire».


