La Ville de Châteauguay a octroyé au début du mois de juillet le contrat pour l’agrandissement de la station de production d’eau potable Chèvrefils à l’entreprise Allen Entrepreneur au montant de 25,6 M$. Le maire Éric Allard a dénoncé le fait que la Ville n’ait pas obtenu de subvention jusqu’à maintenant alors que le gouvernement du Québec l’oblige à desservir plusieurs municipalités voisines en eau potable.
Depuis plus de 40 ans, Châteauguay doit desservir les municipalités de la Régie intermunicipale d’aqueduc de la Vallée de Châteauguay qui comprend les villes de Mercier, Saint-Isidore, Saint-Urbain-Premier et Sainte-Martine en plus de ses propres citoyens. Elle dessert aussi Léry via une entente intermunicipale qui doit être renégociée.
«Châteauguay est un acteur incontournable de l’approvisionnement en eau pour une partie importante de la région, a déclaré M. Allard au conseil municipal de juillet. C’est pourquoi il serait non seulement logique, mais également attendu que le gouvernement du Québec participe financièrement aux investissements majeurs requis pour maintenir et moderniser ces infrastructures».
L’agrandissement et la modernisation de la station d’eau potable Chèvrefils visent à mettre à niveau les procédés de traitement des eaux et d’augmenter sa capacité de production pour «assurer un approvisionnement fiable en eau potable pour les décennies à venir».
Des heures de travail… pour des refus
Le maire a expliqué que la Ville a multiplié les démarches, accompagnée par la députée de Châteauguay Marie-Belle Gendron, pour avoir accès à des programmes de subvention, sans succès jusqu’à maintenant. M. Allard dénonce la complexité et la bureaucratie entourant le dépôt de demande d’aide financière pour les municipalités.
«Lorsqu’arrive le moment de déposer un projet concret et prioritaire comme celui-ci, les délais demeurent extrêmement longs. Des critères d’admissibilité sont souvent inatteignables et les programmes sur lesquels les municipalités fondent leurs démarches et investissent temps et ressources sont parfois modifiés, suspendus ou remplacés en cours de route. Derrière chaque demande de financement se cache un travail colossal réalisé par nos équipes», a-t-il mentionné en assemblée.
Il a souligné que Châteauguay n’avait pas «le luxe d’attendre» un autre programme de subvention. «Nous allons de l’avant aujourd’hui puisqu’il en va de la sécurité de notre approvisionnement en eau potable et de notre capacité à continuer d’assumer les responsabilités que le gouvernement du Québec nous a imposées par décret».
Éric Allard a aussi précisé que des démarches sont en cours auprès des municipalités desservies pour que chacun «paie sa juste part» des coûts de cette infrastructure.
Huit entreprises avaient déposé une soumission à l’appel d’offres de ce projet de construction. En février, Châteauguay avait augmenté son règlement d’emprunt de 12 M$ à 38 M$ en justifiant que les coûts initiaux du projet avaient été établis il y a 10 ans.
Pourquoi Châteauguay doit-elle desservir ses voisines ?
C’est en raison de la catastrophe écologique qu’on surnomme les lagunes de Mercier. À la fin des années 1960, le gouvernement du Québec a autorisé une entreprise à déverser des milliers de mètres cubes d’huiles et autres produits toxiques dans une ancienne sablière à Mercier, ce qui a contaminé les eaux souterraines du secteur.
Dans les années 1970, le gouvernement a financé la construction d’un réseau d’aqueduc et a obligé la Ville de Châteauguay à fournir l’eau potable aux municipalités membres de la Régie intermunicipale de la Vallée de la Châteauguay.


Why is Quebec not giving us a subvention> Why is the burden on the residents of Chateauguay paying for something that benifits all the municipalities around us not to ment all the effin condos that are being built in the name of DENSIFICATION. If it were not for this densification requirement from Quebec so more tax could be collected we would not need to spend this much money on the backs of chateaugauy residents.