L’allure de Châteauguay pourrait changer si la Ville va de l’avant avec son projet de règlement sur l’affichage commercial. Mais tous ne sont pas d’accord avec l’idée.

Le 4 février, les citoyens et les commerçants pourront assister à une troisième séance d’information et de consultation au sujet de ce projet qui, s’il est adopté, imposera de nouvelles règles d’affichage. Ces règles varient selon le secteur. Un commerçant du boulevard Saint-Jean-Baptiste, par exemple, n’aura pas à se plier aux mêmes exigences qu’un autre ayant pignon sur une rue du «vieux Châteauguay» pour son enseigne.

La mairesse de Châteauguay Nathalie Simon, lors d’une précédente entrevue, avait expliqué au Soleil de Châteauguay que l’objectif était de «donner une figure plus attrayante à l’espace urbain en créant une uniformité dans l’affichage».

La Chambre de commerce de Châteauguay s’était d’ailleurs prononcée en faveur, plaidant «qu’une ville plus attrayante  peut avoir un impact positif sur l’achalandage dans les commerces et sur le tourisme».

Une dépense de plus

Le conseiller municipal Mike Gendron, de son côté, ne croit pas qu’il s’agisse d’une si bonne idée dans un contexte où les commerçants «ont plus besoin qu’on les aide». «C’est un règlement trop sévère, pense-t-il. Ce n’est pas normal qu’on leur impose de débourser entre 20 000$ ou 30 000$ pour remplacer une enseigne. Y en a assez qui ont de la misère. Y’ont pas besoin de ça», déplore-t-il.

Tous les commerçants à qui il dit avoir parlé auraient, rapporte-t-il, des inquiétudes par rapport à ce projet. Il regrette d’ailleurs  que la Ville ne prenne pas les moyens nécessaires pour les informer des consultations qui sont tenues. «La Ville diffuse l’information sur son site Internet et dans le journal local, lequel n’est pas distribué dans les commerces, s’insurge-t-il. Elle devrait plutôt envoyer une lettre dans chaque commerce pour les informer précisément des changements qui les toucheront.»

Le Journal le Soleil est distribué dans plusieurs commerces, et certains commerçants le reçoivent à la maison.